Je Pense donc je suis (verbe suivre)

Le gazage des taupes pour avoir une belle pelouse verte

Savez-vous qu’étymologiquement, en anglais, penser signifie venir à la conscience?

Dans notre monde-machine occidental, penser signifie panser, protéger ses plaies d’un morceau de sparadrap.

Dès lors que l’on est creux et vidé de sa substance, s’agitant à l’extérieur en nourrissant à l’infini ses fantasmes il n’est pas d’autre forme de pensée que celle que l’on nous impose : c’est la pensée désincarnée, la pensée de soumission.

Lors de la résistance française nombreux étaient ceux qui collaboraient au régime fasciste, n’ayant d’autre loi que celle imposée.

Peu étaient ceux qui restaient eux-mêmes et honoraient une éthique.

Lors de la résistance on appelait cela « l’entraînement mental » pour pouvoir être capable de résister aux pensées divergentes, désincarnées ou issues de la peur.

Aujourd’hui c’est la même chose mais d’une manière globalisée : c’est bien de la disparition des espèces, des êtres originaux, de la planète entière qui est menacée par cette psychose ambiante, déni de réalité et refus d’action vraie.

Il s’agit dès maintenant d’en venir à cette pensée incarnée pour agir et couper le cordon qui nous ségrègue dans les villes.

Et recouvrir sa part d’humanité.

L’Être, sa structure et l’expression de ses émotions en Europe. Gabriel Lechemin