Être au service de la vie

 

Les jardins d’Éféa, dans l’Oise au Lieu restauré.

Quoi de plus beau que de servir une cause?

Quoi de plus sensé que de s’inscrire dans une telle dynamique.

Plus généralement, de quoi est faite notre vie? De services. Nous rendons service à un système, des principes, une éthique, qu’elle soit vraie ou fausse.

Il n’appartient qu’à nous de nous mentir ou d’être honnête.

Qu’est-ce que l’Ego? Rien de plus qu’un système, une historicité, une mémoire corps-psychisme dont nous choisissons – par dépit, facilité, évitement, faiblesse, pusillanimité – ses sillons bien tracés.

Nous pouvons, si nous devenons des historiens honnêtes (en référence à son historicité intérieure) revenir sur ces traces, ces sillons et en sortir grâce au discernement, l’analyse, l’introspection, la méditation et la pensée incarnée.

Alors vient la question: sommes-nous au service de l’Ego (et donc de l’historicité de notre cadre de vie: la ville, le monde moderne psychotique et destructeur, la société du spectacle) ou sommes-nous au service de la vie?

Je suppose que si l’on se posait la question de manière vécue et vivante vous quitteriez immédiatement la ville.

Et l’économie dans tout ça? Que faire de cette religion qui a colonisé jusqu’aux racines de notre pensée? Je la nommerais plutôt « Egonomie »: êtes-vous impliquée en elle? Ou bien fait-elle loi? Êtes vous à son service ou bien au service de la vie?

Gratitude. Gabriel Lechemin