La civilisation, un projet

Le permafest de 2016, organisé par l’asso BrinDePaille, une réussite!

Notre monde moderne réfute toute possibilité de vivre naturellement. Il est détestable car il est enfermé dans la tête (teste).

Il n’y a pas d’avenir possible à un tel monde, à moins d’en créer un autre, sortant des apprentissages conscients et inconscients, les formatages, les interdits, les dogmes, les lois.

Sortir de la tête c’est sortir de ce monde. C’est vivre. La vie n’est pas possible à l’intérieur. À moins de consentir à renier sa vitalité pour des panacées et un confort qui viendrait combler des névroses.

Nous avons suffisamment de confort au sein de notre « société », suffisamment de façons d’éviter la vie, le vivant en soi par la compensation extérieure (les biens et services compensatoires, la vie par procuration) qu’aucune vie n’est possible dans les villes – sinon absurde ou menacée.

Pourquoi de si nombreuses personnes se rassemblent-elles en leur sein, si ce n’est pour se donner l’illusion de vivre en société?

Pourtant, elles ont peine à se connaître les unes les autres.

Il n’y a pas de solitude plus totale et de mensonge plus béant.

Gagnez la nature, la forêt, la campagne, les montagnes, les communautés !

Une vidéo de deux amies passionnées, Eugénie Dumont et Serena Aurora, en anglais, sur la communauté Taméra, au Portugal. Une véritable culture holistique en action!

Permaculture

Permaculture

Ingénierie des écosystèmes, science de l’écologie, pensée, revendication, notion d’appartenance à un territoire, hortithérapie, transmission d’un savoir faire, systémique, approche globale, holistique…

C’est tout cela à la fois et bien plus si l’on considère que ses inventeurs aux racines sont des penseurs, innovateurs dans les domaines sociaux, de l’agriculture et du milieu de vie.

Ainsi, à mon sens il est impossible de penser la permaculture sans envisager tous les penseurs de ce mouvement (avec un petit « m » dixit Steve Read).

Et encore bien impossible sans sortir des carcans, faire de la permaculture c’est comme faire de la méditation, c’est sortir du connu, des représentations pour aller vers le vivant, l’expérience sans filtre, la vie sans protection.

Quelques sites intéressants pour comprendre cette approche:

http://www.permaterra.fr/

http://permaculture.mains-sages.org/ – réseau sud med et le site d’Éric Escoffier

http://www.permaculturefrance.org/ – UPP université populaire de permaculture, cours et certification

http://asso.permaculture.fr/ – Association francophone du réseau national de permaculture

http://ecologieinterieure.org – le site de Yann Thibaud, chercheur et animateur de stages, lié à la permaculture intérieure

La nature en Ardèche, au détour d’une randonnée magique: dans les creux d’un volcan à un plateau champêtre de vaches paissant paisiblement, en passant par une cascade au creux de gorges.

Merci pour cette beauté, que de gratitude. Une échappée lors du festival de permaculture organisé par Brin de Paille.

Perd ma culture

Et si nous nous déprogrammions de nos apprentissages, si nous perdions notre culture pour en trouver une autre plus appropriée, plus intègre? Au delà de l’idée d’une « table rase » civilisationnelle c’est plus que jamais de discernement, d’intériorité et d’intégrité écologique dont nous avons besoin.

Sommes-nous capables de penser l’écologie si nous sommes incapables de passer un moment seul?

Est-on capable de penser en remettant en cause ses besoins, ses repères?

J’entends encore une fois la pensée comme ce qui vient à la conscience, pas seulement ce qui est de l’ordre du raisonnement intellectuel. Ainsi la pensée englobe l’ensemble des champs de perception de l’humain : sa respiration, ses émotions, son imagination, son intuition et son intellect.

Ce qui participe à amener à la conscience, est la pensée. La pensée vivante, la pensée vécue, incarnée, insoumise, transcendantale (transgressif c’est déjà pris par la machine à laver de l’art contemporain). La pensée recherche, analyse, méditative, introspective…

Nous sommes bien issu du pays dit « des lumières » à vocation universaliste. Qu’avons-nous fait de cette pensée ? Qu’avons-nous fait de cette faculté de penser ?

Je propose le cadre (et le non-cadre, en ce sens que l’un respire en faveur de l’autre) de la permaculture pour penser une civilisation.

Du discernement plus que jamais.

*expression de Jean-Luc Daneyrolles, agriculteur grainetier dans le Lubéron, Le Potager d’un Curieux

* Vertu : Disposition spirituelle à agir avec persévérance en accord avec la loi divine. – Le Larousse