Sortir du bien-être pour Pacifier nos relations.

Le mot est fort j’en conviens. Ce qui nous divise c’est le bien-être d’un seul. Tout le monde est libre de chercher son bien-être, son bonheur disent les droit de l’Homme. Certes, au détriment d’autrui, car tant que la recherche ne sera pas celle de l’harmonie en général, nous tendrons chacun de notre côté à juger, donc à diviser pour régner sur son petit îlot de bonheur, son pré carré d’air pur.

Or cet air pur vient à manquer. Qui trinque ? Notre belle planète, sur laquelle nous posons nos pas chaque matin grâce à laquelle nous avons le privilège de ressentir la gravité, de ressentir par nos sens sa Réalité.

Une réalité qui tend à disparaître dans l’égoïsme des relations tronquées de la virtualité.
J’ai fui cette virtualité là. J’ai retrouvé la Nature et ma Nature.
Le combat fût rude, sans me ménager, j’ai recherché ma place juste en chaque instant et j’ai appris à discerner plutôt que juger.

La différence est notable :
je juge = ceci est bien, ceci est mal = j’ai raison (donc tu as tort)
je discerne = ceci me convient, ceci ne me convient pas = c’est ma vérité (je dis ce que je suis)

C’est quand même beaucoup plus sympa non ?
Et plus instructif 😉

De l’Agriculteur au Permaculteur

Nous avons voulu trop savoir alors nous avons oublié…

S’il est une réalité dont il faut parler, c’est bien du déni de notre civilisation vis-à-vis de sa matrice la Terre. Les agriculteurs en sont un exemple flagrant. Leur réalité est dure : souvent très mal payés pour un travail sans relâche.

C’est bien pour ça que j’ai quitté la profession pour devenir Permaculteur.
Et j’ai décidé, malgré 4 jardins quittés en cours, de continuer dans cette voie.

Agriculteur de l’éphémère, surfant sur la prochaine vague de terre qui me serait proposée.

Quittant, au fil des incohérences administratives, des volontés de possession et d’une économie asservie au rendement mes chères créations.
Semant, partout où j’allais, aubergines, tomates, haricots et surprises devant l’ouvrage réalisé, j’ai décidé de ne prendre aucune ornière, pour être libre de tout jugement.
Plus que tout je ne désire ni être trié, classé, scruté, observé, catalogué…
Ce qui fait de moi une espèce changeante, parfois dérangeante et souvent bouleversante.

J’ai décidé de ne plus attendre le prochain jardin.
Mon prochain jardin sera devant moi, dans l’instant présent.
Il est comme un rêve qui doucement se réalise.

Ne marchez pas si vite, si fort, la Vie est douce si l’on sait écouter ses rêves sans rêvasser. Si l’on sait créer sans attendre de bénéfice. Si l’on sait redevenir innocent et simple.

C’est notre travail de chacun, avant de se dire ceci ou cela.

Nous avons oublié :

L’ivresse du jeu.
La tendresse des amis.
Le bleu du ciel, allongé dans l’herbe.
Le creux d’une après midi quand tout le monde dort.

L’insouciance de la poésie des relations quant il n’y a pas de pression.
La vertu de l’errance, des divagations, des digressions.

Dès lors nous sommes comme asservies par elles, ces dernières copulent dans la sévérité ambiante, pour devenir une maladie anti-sociale adultère.

Il est temps.

Redevenons des enfants.