26 Septembre, 13:07 · , Magny D’Anigon

Un nouveau départ

Le Ballon des Vosges au début de l’Automne – à la recherche d’un nouveau lieu – [photo crédit : Camille Chemin]

Si parfois la route est dure avant de voir fleurir son rêve, et que quitter un lieu où l’on a espéré, sué, partagé plus que des mots avec les autres, et même créé un jardin, il faut cependant se relever et repartir…

Le jardin en Août. Permaculture, récupération, coopération en synergie.

La serre, recyclage d’une ancienne piscine abritée, puis de bric et de broc soigneusement arrangée.

Après l’organisation du premier stage de Permaculture Holistique, alliance du savoir de la Permaculture et des Écovillages, un projet d’Université du Vivant a fleuri.

Son but : mettre en œuvre l’écologie par un apprentissage dynamique au sein d’une communauté durant un temps indéfini (de quelques jours à plusieurs années).

Apprentissage permanent, communauté support d’un apprentissage dynamique.

Nous sommes désormais un groupe de 6, recherchant des terres, un lieu pour bâtir ce projet hors du temps, hors de l’ego.

Affiche du premier stage de Permaculture Holistique, qui s’est tenu du 9 au 19 Août dernier.

Dessin représentant l’Université du Vivant (Camille Chemin).

Il y a deux manières de traiter une réalité pour en transmettre un message : le mythe et le simplisme.

La première a l’avantage de réduire en temps par la formule du poème, des aphorismes ou des métaphores une réalité trop complexe à traiter dans un temps donné.

La seconde respecte le temps mais a l’inconvénient de se dédouaner de ses responsabilités et de se permettre de se vautrer dans les jugements sans retour.

La troisième, l’exhaustivité, est impossible. Celle-ci mettrait en danger la transmission en elle-même (pas de temps, pas d’espace) – à moins bien-sûr qu’un devoir nous y pousse, toujours est-il que cela reste un idéal.

J’ai donc choisi la première formule et ai quitté le Val de Consolation pour cause d’impossibilité d’y intégrer l’Université du Vivant. Celle-ci est donc en recherche d’un lieu, de plusieurs lieux ou d’un territoire où s’y poser.

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Si… Tu seras un homme, mon fils

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

      • poème de Rudyard Kipling, traduit par André Maurois

7 juillet, 00:10 · , Paris

Trouver sa place dans le Monde

Les cascades après la pluie

Après 3 ans de recherches, de développement humain intensif, méditations en tout genre, introspection, identification des schémas…

J’ai finalement trouvé une place qui me correspond, à la fois en pleine Nature et pas à l’écart du Monde.

Val de Consolation est à la fois un lieu de séminaires, de retraites, de stages de développement humain, connexion à la Nature et un espace d’accueil : auberge, restaurant, boutique, boulangerie…

On y croise tout type de personnes, de la plus anodine, venant faire sa balade du dimanche à la plus intrigante, venant se relier aux énergies naturelles très puissantes sur ce lieu.

250 Ha de site dans une vallée, 150 Ha de Nature préservée, un monastère lié à St-François d’Assise, une grotte préhistorique et plusieurs cascades impressionnantes…

Et dire que cet endroit m’est apparût en rêve, vous ne me croiriez certainement pas… ça n’est pas grave.

Je sais ce que j’y trouve !

Le jardin botanique au levé du jour

18 juin, 23:21 · , Paris

Forum des Écovillages

Forum des écovillages de France, au Forum 104, à Paris, un événement cosmique

Un moment incroyable et bien plus imprévu que ce à quoi je m’attendais !
Si l’on m’avait dit qu’un jour j’organiserais ça…
Une dynamique permaculture – écovillage, un sketch, puis des exercices de dynamique de groupe, un forum où tout le monde a pu se soutenir et échanger en profondeur…
Sans compter la venue d’Isis Noor qui a ajouté une dimension spirituelle et une réflexion de fond sur l’Afrique…
…Et qu’en plus cela se terminerait par des câlins et une cérémonie de clôture inoubliable ! J’aurais dit non jamais ! Et pourtant la réalité dépasse largement le rêve !!!
Gratitude, gratitude, gratitude…

Isis Noor : Cofondatrice de la Fédération Agro Ecologique de Bénin (FAEB) au coté de la famille Jah et le Pierre Rabhi.
Co-fondatrice de l’association Duniamâ, elle organise une rencontre d’agro-écologie et différentes formations en Casamance.
Isis a une démarche spirituelle par une reconection à la nature, et honorer le féminin sacrée.
Elle s’investit pour la souvraineté alimentaire, au Togo, au Bénin, au Sénégal, en Martinique.
En Casamance elle accompagne le projet de jardins de femmes à Colomba qui rassemble 60 femmes du village pour transformer des jardins agro-chimiques en jardins de permaculture.

18 juin, 23:35 · , Paris

De la Permaculture aux Écovillages

Image prise lors du Forum Ouvert qui a suivit la conférence, 160 personnes sont venues au total ! Une réussite !!

Un grand merci pour votre présence lors de ce jour inoubliable ! Nous espérons pouvoir faire des événements de la même ampleur l’année prochaine et multiplier les dynamiques le plus possible. Merci à Ben pour sa prestation.
Pourquoi pas imaginer un événement par an à Paris (conférence et Forum) et une conférence et un forum dans une région de province chaque année…
Tous les messages de remerciements sont bien plus que ceux qui ont volé les livres de permaculture sur le présentoir ou encore ceux qui ont dénigré sans regarder les efforts colossaux développés pour engendrer un tel événement…
Gratitude, simplicité, rêve…
Puisse vos projets se développer !!

Mars 2017, quelque part, heure inconnue

Le Yoga du Feu

Chintamani. Roerich 1935-1936

Le yoga, je ne savais pas qu’il y en avais autant de sortes.

À Communita di Etica Vivente, dans le centre de l’Italie, entre l’Ombrie et la Toscane, s’est développée une communauté autour du travail d’Elena et Nicolas Roerich, elle ayant canalisé une forme raffinée de yoga, l’Agni Yoga, et lui ayant réalisé une œuvre marquante en peinture.

Yoga, « cheminement vers l’unité », ou suivant d’autres définitions, moyen pour aller vers « l’arrêt des modifications du mental ».

Ici j’y ai découvert une communauté spirituelle forte, autour d’enseignements riches.

J’y ai taillé la vigne et j’ai proposé un projet de compost liés aux jardins pour aller vers une démarche davantage écologique.

Je ne sais toujours pas ce qu’est l’Agni Yoga, mais j’ai pu comprendre et embrasser la diversité des modèles que renferme ce mot devenu si synonyme de « gymnastique rassurante » dans nos sociétés contemporaines, alors qu’il s’agit bien d’un travail intérieur et de cheminement vers l’Unité.

Mercredi 8 Février 2017, 00:33, Paris

Conférences et ateliers à Paris

Atelier du 5 Février à la Recyclerie, 18 personnes cheminant à travers leur projets singuliers

Et si nous créions ensemble?

Peut-être qu’avec un peu d’aide, sans vous connaître, il est possible de vous réunir!

C’est l’objectif d’une série d’ateliers sur Paris, ainsi qu’un cycle de conférences sur le thème de la biodiversité, faire ensemble, se connaître soi, vivre autrement.

Si vous aimez ces événements, pensez à soutenir l’association « Méditation Naturelle », qui a pour vocation la création et le soutien d’écoprojets et de communautés en France.

La carte des projets, à la fin de l’atelier

À propos de la conférence:
Blog de Anjichiban

Bientôt une vidéo de disponible…

Vendredi 03 Février, 2017, 21h50, Paris

De la Méditation au chamanisme et du chamanisme à la science

La salle de méditation d’Amalurra, construite par les habitants de la communauté

Au détour de Bilbao, au sein d’une vallée du Pays Basque, j’étais venu là pour un séminaire d’économie du don et de sociocratie, j’y découvris une manière originale de faire société : entre chamanisme mexicain* et espaces de méditation, de retraite libre.

Car la méditation est bien le premier ressort d’une société. Se trouver en soi est la tâche primordiale, et les communautés ne peuvent faire avec l’hypocrisie, ça n’est tout simplement pas possible, ça serait trop menaçant et dangereux. Les grands ensembles, eux, se passent de l’honnêteté et de la sincérité que toute société devrait charrier.

La tâche du chaman est de faire médiation entre l’Homme et la Nature, entre le visible et l’invisible.

Seules les sociétés « rationnelles » ont détruites ce contact à la Nature, elles doivent parfois avoir recours à celles qui ont su garder et perpétuer ce savoir.

« … Il me dit de m’asseoir, seul, et de laisser mes pensées, souvenirs et idées venir librement à moi. Il me recommanda de faire un effort pour laisser une voix venue des profondeurs me parler et me dire ce que je devais sélectionner.

Bien qu’il semblait à l’époque que don Juan m’avait donné cette instruction sur l’impulsion du moment, à mesure que le temps passait, il m’a révélé que la collecte d’une telle collection est une tâche traditionnelle donnée par les chamans de sa lignée à leurs apprentis. Don Juan dit qu’on l’a appelé une collection ou un album, car c’était comme un album de photos fait à propos des souvenirs des événements ayant eu une signification profonde dans la vie du chaman, les événements qui ont changé les choses pour lui, qui ont illuminé son chemin. »

    • Carlos Castanéda, Le voyage définitif

*originellement appelé « sorcellerie » dans ces régions, sans la connotation péjorative, qui a valu à l’Europe de détruire ses racines au cours des siècles via ce que l’on appelait les « hérétiques », les « païens », les « sorciers et sorcières »

La salle de méditation au milieu de l’écrin de verdure de l’hôtel

Dimanche 15 janvier, 2017, 20h46, 3 degrés Celsius, Paris

Nouvelle année, vœux de progrès et prospérité

L’évolution de la vie, concourant à toujours plus de diversité, de complexité et d’expansion.

  • écriteau dans la forêt de Pitchandikulam

En cette nouvelle année, et si nous pouvions nous inspirer des vœux de la Mère, Mira Alfassa, fondatrice d’Auroville et aspirer à un progrès de la conscience humaine, nous y gagnerions en détermination.

« Surtout être confiant. La grosse difficulté dans la Matière, c’est que la conscience matérielle (c’est à dire le mental dans la Matière) s’est formée sous la pression des difficultés – des difficultés, des obstacles, des souffrances, des luttes. Elle a été pour ainsi dire élaborée par ces choses, et cela lui a donné une empreinte, presque de pessimisme et de défaitisme, qui est certainement le plus grand obstacle.
C’est cela dont je suis consciente dans mon propre travail. La conscience la plus matérielle, le mental le plus matériel est habitué à agir, à faire effort, à avancer à coup de fouet; autrement c’est l’inertie*. Et alors, dans la mesure où il imagine, il imagine toujours la difficulté – toujours l’obstacle ou toujours l’opposition, et cela ralenti le mouvement terriblement. Il lui faut des expériences très concrètes très tangibles et très répétées, pour le convaincre que derrière toutes ses difficultés il y a une Grâce, que derrière tous ses insuccès, il y a la Victoire, que derrière toutes ses douleurs, ses souffrances, ses contradictions, il y a l’Ânanda. De tous les efforts, c’est celui qu’il faut répéter le plus souvent: on est tout le temps obligé d’arrêter ou d’écarter, de convertir un pessimisme, un doute ou une imagination tout à fait défaitiste. » – Mirra Alfassa, dite « la Mère », fondatrice d’Auroville.

* »tamas » dans le texte.

Je rêve d’une union des réseaux écologiques français.

Une union qui ne serait pas définitive mais qui donnerait naissance à un accord, une vision commune, une constitution. Et de cette vision irait bien au loin des territoires, est-il besoin de rappeler que le français est bien loin d’être le langage national, et ce de manière officieuse mais bien réelle, en atteste la prégnance des langues locales, régionales.

Vers un renouveau écologique, une attitude qu’il faut inlassablement répéter, jusqu’à ce qu’enfin, il se manifeste dans la matière !

Les 12 pétales du Matrimandir représentant les 12 qualités essentielles

Samedi 31 Décembre 2016

Auroville

Le « Matrimandir », l’oratoire de la Mère, construction sacrée représentant la conscience divine s’incarnant sur Terre.

Pas d’idées profondes sans forêt. Pas d’écologie sans beauté authentique.

Elles sont la racine de la culture.

Tout au moins, pas de paix sans la présence de cette beauté originelle qui nous relie au vivant.

Sans ce sentiment d’urgence de recréer de la beauté, qu’elle soit forêt ou bien temple, il n’y a pas d’écologie possible.

La « lutte écologique » n’ est donc pas la préservation de valeurs et d’éthiques mais bien la collaboration à un monde reconnecté.

En dépassant cette écologie de surface on touche un espace infini de valeurs et d’éthiques liés ensemble par un sentiment d’appartenance et d’expansion de conscience.

Il n’est plus, dès lors, question d’un « désir d’écologie » mais bien d’une puissance, d’une énergie enracinant l’esprit dans la matière.

Il n’est pas de travail efficace de l’esprit, il n’est pas d’enracinement mental efficient sans un travail profond de la matière : le corps, le temple de notre incarnation. Nos activités physiques ne sont donc pas liées à une trivialité ou réduits à des besoins primaires mais bien liés à des moments de transformation uniques.

La forêt ethnobotanique de Pitchandikulam, dans la ceinture verte d’Auroville, avec sa pépinière de plants.

Samedi 5 Novembre 2016

L’Arche

Les jardins potagers, vus des bâtiments

Située en contrebas d’une colline surplombant le Vercors, la communauté de l’Arche de Saint Antoine vit dans les anciens bâtiments de l’Abbaye.

Cette micro-société d’une soixantaine de personnes accueille séminaires de développement humain, de pratiques énergétiques et de communication non-violente. Elle a aussi crée son parcours de formation unique en France, la FEVE (Formation et Expérimentation au Vivre Ensemble) sur une durée d’un an, en partage de la vie communautaire.

D’inspiration chrétienne et gandhique, son ouverture m’a touché.

Aussi, j’ai eu l’idée, d’après son créateur Lanza Del Vasto qui prônait un retour à la simplicité et un retour à la nature de transmettre cette prière, écrite à Tamera lors d’un cercle de prière matinal :

« Je veux adresser cette prière à tous ceux qui se sentent heureux devant leur lumière bleue

À tous ceux qui, entourés de béton,

Ne voient jamais les étoiles ou la couleur du ciel matinal

À tous ceux qui ne savent pas danser leur Être

Et qui ne connaissent aucun chant qui ne les fasse résonner

À tous ceux qui jouissent de leur corps sans savoir exprimer leurs émotions

À tous ceux qui, enfermés dans cette confusion de chair, d’âme et d’esprit

Ne savent séparer ce qui leur appartient de ce qui leur est étranger

À tous ceux qui vivent leur vie par procuration

Puissent-ils alors recouvrir leurs sens et leur faculté de penser propre

Puissent-ils être heureux sans être indifférents

Puissent-ils être contents sans être fat

Puisse cette lumière du ciel descendre sur eux

Et ouvrir leurs cœurs engorgés de tristesse

Puissent-ils retrouver le chemin de leur Être véritable, authentique et naturel »

Séance d’énergétique corporelle dans la cours du cloître

Lundi 3 Octobre 2016, réflexions sur l’Art de vivre et les communautés

Le Mont-Blanc dans les nuages, sur la route pour aller à Damanhur…

Une âme d’artiste

Il est difficile de traverser cette inertie civilisationnelle pour enfin avoir accès à quelque chose de nouveau.

Parfois je me demande quels risques prendre pour dépasser le mur économique de la rentabilité qui gouverne tout, fait office de religion avec ses adeptes fanatiques.
Il y a une inertie qui a tendance à tout tirer vers le bas, projets, rêves, idées par différentes formes de soumissions: pensée unique et servitude volontaire.
Et pourtant il faut tenir bon, car il en va de la vie.

Nos projets sont beaux et personne ne pourra les faire à notre place.

Puissions-nous redoubler de force et de courage, n’oublions pas qui nous sommes et le rôle important que nous jouons dans la transformation de cette société !

la sagesse qu’imprime l’élevage de moutons, au cœur de la Drôme

le mysticisme d’une descente de montagne accompagné d’un troupeau

me fait réfléchir sur un devenir communautaire

une nouvelle société permettant de nous soutenir les uns les autres
dans ce désert moderne de scepticisme et de nihilisme
Un ensemble de communautés créant un nouveau visage,
et un pays sans frontières s’érigerait à la place du néant du nombre,
des milliers de sociétés, toutes différentes, singulières
un peu comme les terroirs : chacun avec son identité propre
un peu comme des miroirs: chacun avec son autonomie et sa puissance de vie
du global vers le local

Quelle impatience de faire

de prendre racine quelque part

avec plusieurs âmes bienveillantes et consciencieuses

Descente des moutons à la bergerie

Quelques films qui m’aident à tenir lorsque je rentre dans ce mur du déni qui constitue une part de la civilisation occidentale

Thrive

un film mythique, qui brise un grand nombre de tabous et éclaire d’une nouvelle lumière des faits surnaturels ou encore comment est géré l’argent dans le monde
VO https://www.youtube.com/watch?v=lEV5AFFcZ-s
Deux autres films en angais:
Sur les possibilités du travail de la conscience: transformations de vie
sur la conscience et la respiration (prana yama, sun gazing, + autres) :

sur la naissance en conscience : pour détruire définitivement ce dogme dépassé que pour vivre sur Terre il faut souffrir et sortir de l’idéologie sado-mazochiste
Non la souffrance n’est pas nécessaire, par contre la conscience l’est !

http://birthasweknowit.com/

et enfin, un film docu-fiction ethnologique sur la rencontre entre le monde européen rationnel scientifique et le monde amazonien intuitif chamanique, un délice de profondeur, de réflexion et d’humanité !
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=236295.html

Dimanche 2 Octobre 2016, recherche sur les communautés et le sentiment d’appartenance.

Damanhur

Damanhur, en Italie, fédération de communautés (on compte 600 âmes liées à ce lieu) réparties en petites unités de vie, dites « nucléus » allant de 12 à 22 personnes, est le plus gros rassemblement de personnes liés à une communauté en Europe.

Moi et mon amie avons visité Damanhur ainsi que la vallée magique Valchiusella au nord de Turin.
Extraordinaire, un temple creusé sous la roche de plusieurs kilomètres de galeries, de dédales sculptés de statues, ornés de vitraux plus beaux les uns que les autres… honorant les diverses religions du monde: de l’animisme à l’hindouisme en passant par l’art celte et africain.
Des globes aux substances alchimiques, des salles où l’harmonique a été entièrement travaillée pour se réverbérer sur certaines parois en fonction des paroles prononcées, des fresques dépeignant l’histoire de l’humanité et des portes dérobées se succèdent, des énigmes, des peintures magnifiques et un ressenti pour ma part très fort m’amenant à des réponses très concrètes sur mes questionnements.

Et au sortir un grand sentiment de plénitude: oui l’humanité est capable de ça, oui elle peut encore incarner le divin sur Terre, oui il y a de l’espoir !

j’ai décidé de travailler désormais ce sentiment d' »être à la maison » qui m’a accompagné le reste de la journée de la visite.

Si ce sentiment m’a traversé, alors il est possible de le recréer, de partir de sa réalité pour l’intégrer progressivement.

Les abords du temple, et ses lieux sacrés

Un « Nucléus » et la vallée de Valchuisella

Un autre « Nucléus » et un des nombreux dédales du labyrinthe sous terre

Autres détails du temple, copyright photos: http://www.thetemples.org/

Le 31 Août 2016.

Le permafest de 2016, organisé par l’asso BrinDePaille, une réussite!

La civilisation, un projet

Notre monde moderne réfute toute possibilité de vivre naturellement. Il est détestable car il est enfermé dans la tête (teste).

Il n’y a pas d’avenir possible à un tel monde, à moins d’en créer un autre, sortant des apprentissages conscients et inconscients, les formatages, les interdits, les dogmes, les lois.

Sortir de la tête c’est sortir de ce monde. C’est vivre. La vie n’est pas possible à l’intérieur. À moins de consentir à renier sa vitalité pour des panacées et un confort qui viendrait combler des névroses.

Nous avons suffisamment de confort au sein de notre « société », suffisamment de façons d’éviter la vie, le vivant en soi par la compensation extérieure (les biens et services compensatoires, la vie par procuration) qu’aucune vie n’est possible dans les villes – sinon absurde ou menacée.

Pourquoi de si nombreuses personnes se rassemblent-elles en leur sein, si ce n’est pour se donner l’illusion de vivre en société?

Pourtant, elles ont peine à se connaître les unes les autres.

Il n’y a pas de solitude plus totale et de mensonge plus béant.

Gagnez la nature, la forêt, la campagne, les montagnes, les communautés !

Une vidéo de deux amies passionnées, Eugénie Dumont et Serena Aurora, en anglais, sur la communauté Taméra, au Portugal. Une véritable culture holistique en action!

Les jardins d’Éféa, dans l’Oise au Lieu restauré.

Être au service de la vie

Quoi de plus beau que de servir une cause?

Quoi de plus sensé que de s’inscrire dans une telle dynamique.

Plus généralement, de quoi est faite notre vie? De services. Nous rendons service à un système, des principes, une éthique, qu’elle soit vraie ou fausse.

Il n’appartient qu’à nous de nous mentir ou d’être honnête.

Qu’est-ce que l’Ego? Rien de plus qu’un système, une historicité, une mémoire corps-psychisme dont nous choisissons – par dépit, facilité, évitement, faiblesse, pusillanimité – ses sillons bien tracés.

Nous pouvons, si nous devenons des historiens honnêtes (en référence à son historicité intérieure) revenir sur ces traces, ces sillons et en sortir grâce au discernement, l’analyse, l’introspection, la méditation et la pensée incarnée.

Alors vient la question: sommes-nous au service de l’Ego (et donc de l’historicité de notre cadre de vie: la ville, le monde moderne psychotique et destructeur, la société du spectacle) ou sommes-nous au service de la vie?

Je suppose que si l’on se posait la question de manière vécue et vivante vous quitteriez immédiatement la ville.

Et l’économie dans tout ça? Que faire de cette religion qui a colonisé jusqu’aux racines de notre pensée? Je la nommerais plutôt « Egonomie »: êtes-vous impliquée en elle? Ou bien fait-elle loi? Êtes vous à son service ou bien au service de la vie?

Gratitude. Gabriel Lechemin

Le gazage des taupes pour avoir une belle pelouse verte

Je pense donc je suis (du verbe suivre)

Savez-vous qu’étymologiquement, en anglais, penser signifie venir à la conscience?

Dans notre monde-machine occidental, penser signifie panser, protéger ses plaies d’un morceau de sparadrap.

Dès lors que l’on est creux et vidé de sa substance, s’agitant à l’extérieur en nourrissant à l’infini ses fantasmes il n’est pas d’autre forme de pensée que celle que l’on nous impose : c’est la pensée désincarnée, la pensée de soumission.

Lors de la résistance française nombreux étaient ceux qui collaboraient au régime fasciste, n’ayant d’autre loi que celle imposée.

Peu étaient ceux qui restaient eux-même et respectaient une éthique.

Lors de la résistance on appelait cela « l’entraînement mental » pour pouvoir être capable de résister aux pensées divergentes, désincarnées ou issues de la peur.

Aujourd’hui c’est la même chose mais d’une manière globalisée: c’est bien de la disparition des espèces, des êtres originaux, de la planète entière qui est menacée par cette psychose ambiante, déni de réalité et refus d’action vraie.

Il s’agit dès maintenant d’en venir à cette pensée incarnée pour agir et couper le cordon qui nous ségrègue dans les villes.

Et recouvrir sa part d’humanité.

L’Être, sa structure et l’expression de ses émotions en Europe. Gabriel Lechemin

Permaculture

Ingénierie des écosystèmes, science de l’écologie, pensée, revendication, notion d’appartenance à un territoire, hortithérapie, transmission d’un savoir faire, systémique, approche globale, holistique…

C’est tout cela à la fois et bien plus si l’on considère que ses inventeurs aux racines sont des penseurs, innovateurs dans les domaines sociaux, de l’agriculture et du milieu de vie.

Ainsi, à mon sens il est impossible de penser la permaculture sans envisager tous les penseurs de ce mouvement (avec un petit « m » dixit Steve Read).

Et encore bien impossible sans sortir des carcans, faire de la permaculture c’est comme faire de la méditation, c’est sortir du connu, des représentations pour aller vers le vivant, l’expérience sans filtre, la vie sans protection.

Quelques sites intéressants pour comprendre cette approche:

http://www.permaculturefrance.org/

http://www.permaterra.fr/

http://permaculture.mains-sages.org/ – réseau sud med et le site d’Éric Escoffier

http://www.permaculturefrance.org/ – UPP université populaire de permaculture, cours et certification

http://asso.permaculture.fr/ – Association francophone du réseau national de permaculture

http://ecologieinterieure.org – le site de Yann Thibaud, chercheur et animateur de stages, lié à la permaculture intérieure

La nature en Ardèche, au détour d’une randonnée magique: dans les creux d’un volcan à un plateau champêtre de vaches paissant paisiblement, en passant par une cascade au creux de gorges.

Merci pour cette beauté, que de gratitude. Une échappée lors du festival de permaculture organisé par Brin de Paille.

Perd-ma-culture*

Et si nous nous déprogrammions de nos apprentissages, si nous perdions notre culture pour en trouver une autre plus appropriée, plus intègre? Au delà de l’idée d’une « table rase » civilisationnelle c’est plus que jamais de discernement, d’intériorité et d’intégrité écologique dont nous avons besoin.

Sommes-nous capables de penser l’écologie si nous sommes incapables de passer un moment seul?

Est-on capable de penser en remettant en cause ses besoins, ses repères?

J’entends encore une fois la pensée comme ce qui vient à la conscience, pas seulement ce qui est de l’ordre du raisonnement intellectuel. Ainsi la pensée englobe l’ensemble des champs de perception de l’humain : sa respiration, ses émotions, son imagination, son intuition et son intellect.

Ce qui participe à amener à la conscience, est la pensée. La pensée vivante, la pensée vécue, incarnée, insoumise, transcendantale (transgressif c’est déjà pris par la machine à laver de l’art contemporain). La pensée recherche, analyse, méditative, introspective…

Nous sommes bien issu du pays dit « des lumières » à vocation universaliste. Qu’avons-nous fait de cette pensée ? Qu’avons-nous fait de cette faculté de penser ?

Je propose le cadre (et le non-cadre, en ce sens que l’un respire en faveur de l’autre) de la permaculture pour penser une civilisation.

Du discernement plus que jamais.

*expression de Jean-Luc Daneyrolles, agriculteur grainetier dans le Lubéron, Le Potager d’un Curieux

* Vertu : Disposition spirituelle à agir avec persévérance en accord avec la loi divine. – Le Larousse

Guillaume lisant l' »Alchimiste » de Coelho

De la difficulté d’être : continuer à rêver !

« Tout le monde traverse des périodes difficiles a un certain moment de sa vie. Savez-vous que les personnes les plus fortes sont souvent les plus sensibles? Savez-vous que les personnes qui montrent le plus de gentillesse sont celles qui sont les premières a être maltraitées? Savez-vous que les personnes qui prennent le plus soin des autres sont souvent celles qui en ont le plus besoin?
Savez-vous que les 3 choses les plus dures a dire sont « je t’aime, je suis désolé, peux-tu m aider »?
Des fois, juste parce qu’une personne a l’air heureuse, on ne voit pas toute la douleur qui peut se cacher derrière son sourire. À tous mes amis qui traversent des moments difficiles, commençons une avalanche de bonnes intentions. Nous avons tous besoin de bonnes intentions maintenant! »

        • Serena Aurora

art: Gabriel Lechemin
Transmutation: « transformer le plomb de l’émotion en or du sentiment »

    • Yann Thibaud

La Ferme de l’Olive, projet collectif démarré dans les Alpes-Maritimes il y a 4 ans…

Qu’est-ce qu’une communauté?

C’est un ensemble de personnes qui se réunissent pour partager leurs rêves et leurs aspirations tout en s’entraidant, se supportant les uns les autres à trouver leur place dans le monde.

À la différence du collectif, une communauté commence dans le domaine de l’intimité et de la proximité entre les personnes. Tout est discuté, tout est objet de dialogue, c’est du moins ce qu’il en est si l’objet de la communauté s’occupe des relations interpersonnelles. Si moins d’intimité est sollicitée alors le plus gros du travail d’une communauté consistera au travail collectif d’une vision commune – ou « religion vivante » (religion, étymologiquement du latin religare, relier).

Lors du démarrage de tout projet collectif, associatif, il est important de penser cet aspect « communauté » – au sens de communion, de réunion, d’interdépendance, de « reliance » – tout en sachant qu’une communauté n’est pas forcément communautaire.

Elle le devient si et seulement si, une confusion a lieu entre l’aspect collectif et l’aspect communautaire, d’où l’importance de traiter ce sujet avec délicatesse et discernement.

L’odeur de la terre, des plantes, la vie en immersion dans la nature 1 an durant, m’auront donné ce goût de construire quelque chose ensemble, pour construire ce rêve d’un monde plus harmonieux, régulé, vivant.

C’est désormais pourquoi je souhaite créer une communauté vivante de personnes soudées au sein d’une nature puissante.

La vue depuis le chemin serpentant sur les crêtes de la vallée de l’Estéron…

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