Nouvelle Déclaration des Droits Universels

Quand l’inspiration vient de la constitution : https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Declaration-des-Droits-de-l-Homme-et-du-Citoyen-de-1789

Je suis sûr que nous venons d’un autre pays, alors nous avons décidé de réécrire notre constitution.

1) Toute entité, qu’elle soit minérale, végétale, animale, humaine et / ou invisible a les mêmes droits que les autres. Dès lors, la démocratie s’applique à toutes les parties du monde : la Nature, la société, les êtres humains, autant que les chats et les papillons ainsi que les elfes, les fées et tout être susceptible d’exister bien que je ne les connaisse pas tous, et du moment que je ne prétends pas à connaître l’absolue vérité sur tout. Les distinctions d’espèces ne peuvent être fondées que sur l’expression de chacune d’elles et leur rôle dans l’écosystème.

2) La régénération des droits de chaque entité est un rôle clé de l’objectif Gaïa. À chaque agora les membres de chaque groupe d’entités doivent être présents.

3) Le principe de souveraineté n’émane que de chaque entité, et c’est parce que nous sommes tous unis par le principe d’unité que nous veillons à cela.

4) Toute loi peut être revue et corrigée par tout membre de la société, lors d’agoras démocratiques.

5) Il est primordial de reconnaître ce qui nuit à la planète dans son ensemble. Tout acte égoïste, nuisible à l’ensemble des entités ou juste à une catégorie – l’expression d’un seul étant l’expression de l’ensemble – sera mis comme sujet principal du forum émotionnel et des cercles restauratifs avec les parties prenantes du conflit ou du préjudice en jeu.

6) Les lois se font et se défont lors d’agoras démocratiques. Elles sont là pour maintenir la vision globale de la société, ainsi que l’harmonie, l’unité en son sein. Les cercles restauratifs et les forums émotionnels seront là pour pallier les aspects manquants, et ce jusqu’à la prochaine agora démocratique.

7) Il n’y a pas de police ni de prison. Si un conflit vient à se créer ou un préjudice à advenir, il sera mis en objectif d’un forum émotionnel ou d’un cercle restauratif jusqu’à ce que les conditions d’un fonctionnement harmonieux soient de nouveau atteintes par ses membres.

8) Seul le groupe d’accueil pourra décider si oui ou non un membre peut devenir partie prenante de la société. Le groupe d’accueil change régulièrement, c’est un devoir citoyen.

9) Toute entité doit trouver les moyens de s’exprimer, suivant les 8 intelligences connues à ce jour, à savoir : environnementale, kinesthésique, scientifique, mathématique/logique, littéraire, coopérative/médiative, intérieure, artistique.

10) Toute entité ne peut être jugée. Elle doit être confrontée à la cause des causes par un conseil constitué du peuple. Il décidera de la suite des conséquences de son acte : acte symbolique réparateur ou pychomagique, forum émotionnel, cercle restauratif ou autre.

11) Il n’y a pas de politique car c’est le peuple de la Terre, fait d’entités, qui dirige et décide en démocratie globale. Il n’y a pas de religion car c’est ce même peuple qui décide de sa spiritualité et qui trouve les moyens pour que tous restent connectés les uns aux autres. Les rituels, les actes magiques/symboliques et toute acte allant dans ce sens seront réalisés avec le consentement de tous.

12) Les présents articles ne pourront être révisés par quelque entité ou groupe sous l’emprise de la peur ou de toute autre émotion – suscitant par la suite une prise de pouvoir – c’est par la liberté de tous que les règles ou les lois sont faites, et rien d’autre.

13) Il n’y a pas d’entretien de forces de défense publique. La défense n’intervient que s’il n’y a pu avoir de prévention. Nous y pallions en créant une culture axée sur la prévention, la restauration et la régénération.

14) Je déclare la déclaration des droits universels de l’humain obsolète car sexiste, spéciste, réductrice de toutes les réalités existantes et fondée sur une idéologie punitive, autoritaire et créée par des êtres aux psychismes perturbés par des émotions non accomplies. Leur dictature est l’ancien monde, nous créons le nouveau.

15) L’administration n’a plus lieu d’être, elle est garantie par les citoyens du nouveau monde. Des groupes spécialisés et tournants seront créés pour y pallier et éviter tout phénomène d’isolement dans la fonction ou habitudes empêchant le fonctionnement harmonieux des structures.

16) Le système actuel ne garantissant plus les droits des citoyens – par systémisme logique, les pouvoirs de défense des citoyens sont rendus inopérants par les lobbys et l’oligarchie en place – sa constitution est nulle et n’existe plus (ce qui est stipulé dans l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

17) L’abolition de la propriété est déclarée d’importance terrestre. L’universalité des biens communs étant prioritaire aux biens d’un seul : toute propriété est rendue nulle.

Signez avec votre cœur.

Parlez-en aux lutins, aux sapins, aux lapins et à tout être imaginaire, invisible et doué de conscience.

Gabriel, Camille, Éole, l’Univers.

avec l’association Méditation Naturelle
Si vous voulez d’autres efforts de reprise de pouvoir par le peuples renseignez-vous auprès du travail d’Étienne Chouard.
Une déclaration internationale des droits de la Terre Mère est en cours : http://www.rightsofmotherearth.com/droits-de-la-terre-m%C3%A8re
Ainsi qu’une Alliance des gardiens de la Terre :
Encore quelques signatures pour faire passer les droits de Terre Mère auprès des Nations Unies : https://www.thepetitionsite.com/fr-fr/1/yes-to-rights-of-nature/

Perte de Sens

 « À l’école, quand on m’a demandé d’écrire ce que je voulais être plus tard, j’ai répondu « heureux ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, je leur ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie. »

John Lennon

 

Se reposer. Image tirée du site nospensees.fr

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré une personne qui a perdu ses sens, à la suite d’un « burn-out ». Sa vue a diminué, son odorat et son ouïe également, elles ne les retrouve que petit à petit et ce depuis plus de 3 ans. 

Je me questionne sur cette perte des sens. Les sens sont ce qui nous relie au monde extérieur, ils sont un lien. Qu’est-ce que cette perte a pu bien signifier ? Un « burn-out » est la conséquence d’un choc et la réponse à ce choc a renvoyé cette personne à son intériorité, comme je l’expliquerai plus loin. 

Mais avant, pour prolonger cette réflexion, j’aimerais vous partager une réflexion de Pierre-Yves Albrecht, pédagogue, philosophe et thérapeute. Je ne peux que faire un lien entre la perte de sens et le besoin ultime de retour à l’intériorité dans une société, où comme il l’explique très bien, en remontant à notre système d’éducation, l’extériorité prime avant-tout : 

« L’éducation est extravertie et ne s’occupe plus que de la dimension « extérieure », surfaciale, de l’individu. Celui-ci surfe désormais sur la pellicule de son être, s’y éloignant de plus en plus, comme soumis à une force centrifuge inéluctable, comme si un électron s’éloignait de plus en plus de son centre. »

Je trouve alors plutôt rassurant que la réponse de cette personne à ce choc fut un retour à Elle-même. Progressivement, cette personne a retrouvé ses sens – entendre ici ses liens – grâce à un questionnement de ses ressentis intérieurs. Elle n’a plus été guidée par ce qu’elle sentait de l’extérieur mais par ce qu’elle ressentait en elle-même.

Ce fut alors tout un nouvel apprentissage pour elle. 

Elle a donc dû (ré)apprendre non seulement à sentir mais aussi à percevoir, à ressentir à partir de son intériorité. Pour retrouver ses sens, sa perception devait partir d’elle-même et non de l’extérieur, faire le trajet inverse. Elle a dû ajuster sa vie en fonction de son ressenti : ce qui était agréable et ce qui était désagréable pour elle, sans se fier aux stimuli extérieurs.

Plus loin dans son livre, Pierre-Yves Albrecht nomme cela la « cardio-gnostique » : la connaissance de Soi qui passe par le coeur. 

Comment ne pas relier la perte des sens à la perte du sens ? Ce qui se jouait en terme d’agréable ou de désagréable était finalement bien plus profond. Il s’agissait non seulement de remettre les sens dans la bonne direction, mais aussi de faire émerger le sens à partir de son intériorité, de son coeur. 

« Car ce qui est recherché par tous en fin de compte c’est du sens. Or celui-ci ne se trouve pas tout confectionné dans les supermarchés ou dans les officines à exutoire de la consommation. Le sens, bribe par bribe, se construit comme une belle histoire, une quête, une épopée chevaleresque. [. . .] Si l’enfant n’est pas éduqué à ce regard pertinent, toujours le sens lui échappera. [. . .] On pointera alors du doigt « la dépression », « le burn-out », les multiples maladies psycho-physiques qui se multiplient en ce siècle. 

« Le monde n’a plus de sens ! » dira-t-on alors. 

En fait, ce n’est plus le maître qui regarde par nos yeux la réalité qui se présente à nous désormais sous un angle exclusivement objectif [extérieur ! ndla], perspective qui ferme la connaissance aux signes intelligents de l’invisible, de ce qui devient progressivement invisible pour nous… le monde du sens relégué aux oubliettes de la fable et du mythe. »

Suivre son chemin. Photo Camille Chemin

Petit à petit, grâce à ce processus de cardio-gnostique, cette personne a retrouvé ses sens : pour pouvoir être en lien avec le monde extérieur, il est important d’abord de retrouver son sens, ce qui fait sens, ce qui est sens – la direction que nous voulons suivre. 

De l’Agriculteur au Permaculteur

Nous avons voulu trop savoir alors nous avons oublié…

S’il est une réalité dont il faut parler, c’est bien du déni de notre civilisation vis-à-vis de sa matrice la Terre. Les agriculteurs en sont un exemple flagrant. Leur réalité est dure : souvent très mal payés pour un travail sans relâche.

C’est bien pour ça que j’ai quitté la profession pour devenir Permaculteur.
Et j’ai décidé, malgré 4 jardins quittés en cours, de continuer dans cette voie.

Agriculteur de l’éphémère, surfant sur la prochaine vague de terre qui me serait proposée.

Quittant, au fil des incohérences administratives, des volontés de possession et d’une économie asservie au rendement mes chères créations.
Semant, partout où j’allais, aubergines, tomates, haricots et surprises devant l’ouvrage réalisé, j’ai décidé de ne prendre aucune ornière, pour être libre de tout jugement.
Plus que tout je ne désire ni être trié, classé, scruté, observé, catalogué…
Ce qui fait de moi une espèce changeante, parfois dérangeante et souvent bouleversante.

J’ai décidé de ne plus attendre le prochain jardin.
Mon prochain jardin sera devant moi, dans l’instant présent.
Il est comme un rêve qui doucement se réalise.

Ne marchez pas si vite, si fort, la Vie est douce si l’on sait écouter ses rêves sans rêvasser. Si l’on sait créer sans attendre de bénéfice. Si l’on sait redevenir innocent et simple.

C’est notre travail de chacun, avant de se dire ceci ou cela.

Nous avons oublié :

L’ivresse du jeu.
La tendresse des amis.
Le bleu du ciel, allongé dans l’herbe.
Le creux d’une après midi quand tout le monde dort.

L’insouciance de la poésie des relations quant il n’y a pas de pression.
La vertu de l’errance, des divagations, des digressions.

Dès lors nous sommes comme asservies par elles, ces dernières copulent dans la sévérité ambiante, pour devenir une maladie anti-sociale adultère.

Il est temps.

Redevenons des enfants.

ça valait le coup : réaliser son écoprojet

le Jura sous les eaux, il y a deux semaines pour notre emménagement

Ça valait le coup, toutes ces erreurs.

Tout ces chemins avortés, ces projets qui se sont cassés en cours de route.
Avec certains nous avons dû nous séparer, avec d’autres nous recroiser.

Puis nous avons appris à rêver – pas à rêver dans le vague – mais à rêver avec certitude, avec intuition, authenticité et détermination.
Puis les événements se sont mis en place, subtilement d’abord – lire le moment présent est une chose qui s’apprend – puis de façon magique et évidente par la suite.

C’est sûr, trouver son style et attirer à soi les bonnes personnes est un travail de longue halène ; on ne nous apprend pas à trouver notre place dans le Monde à l’école.

Si vous voulez vous économiser du temps, travaillez sur vous, vos relations, les symboles, les émotions car c’est d’eux que naissent les possibilités : Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde ! (Gandhi).

Bienvenue à ceux qui veulent nous rejoindre, dans le Jura pour cocréer notre écovillage : ecovillage-st-exupery@tutanota.com

Pour inspiration – ouverture vers plus de tolérance, que l’on croie ou pas aux vies antérieures ou à la psychogénéalogie et aux guides – des parcelles d’intuition, d’intelligence se dévoilent.

Un arbre magnifique

Promenade au clair de Lune.

 

 

Silhouette –
mon coeur endormi
peinait à respirer.

J’ai senti cependant
la brise marine
qui m’a élevée.

J’ai renoué mes chaussures
– défaites de peur de marcher –
et j’ai vagabondé, dehors.

Dehors, j’ai vu des hirondelles,
des paons, des renards,
et même un écureuil.

J’ai observé la lune
qui tenait compagnie
au soleil couchant.

Le vent sur mes paupières
était un appel
au mouvement.

De mon coeur est
soudain né comme déjà enraciné
un arbre magnifique.

J’ai serré très doucement,
pour ne pas l’abîmer,
cet être végétal

– que j’avais enfanté.

Ce que n’est pas un Écovillage…

Enseignement artistique dans la Nature à Taméra

Un Écovillage n’est pas…

un lieu où l’on vit chacun chez soi, un peu comme dans le monde conventionnel mais avec un label « bio… »

un lieu où l’on vit à l’abri des conflits et des émotions

un lieu où l’on va pouvoir ne plus avoir de contact avec le monde extérieur…

… car il ne s’agit pas de fuir la Vie, mais bien de la retrouver

Un Écovillage c’est :

un lieu où l’on va pouvoir se ressourcer

un lieu où l’on invente de nouvelles façons de faire avec le monde libéral dans lequel on est

un espace des possibles, mais pas un espace de tous les possibles

un lieu pour vivre au cœur du monde, au cœur de la Vie

…et où l’on va chercher des solutions, car ce qui se résout au sein d’un groupe dont les relations sont fortes est souvent résolut pour une plus grande population

Tout comme la loi de l’attraction le stipule, ce que l’on change en soi, nous le changeons pour les autres.

Belle année 2018 !

Tamera Heling Biotope, Portugal

Écrit dans le Jura, à Asnans-Beauvoisin

Cheminer vers l’utopie, sortir du paradisme

L’hiver, moment propice au changement intérieur.

Promouvoir l’utopie ou véhiculer l’idéalisme est un métier dangereux…

Une certaine image de perfection colle à la peau du ou des leaders qui mènent leurs écolieux, écovillages ou lieux alternatifs.

Si certains y échappent, par la démagogie et parce qu’ils brossent leur public dans le sens du poil, en revanche ceux qui aident à développer les capacités et les potentiels se frottent à un mur de déni bien commun.

Peu sont les personnes qui acceptent de cheminer vers leur idéal, ils leur faut tout, tout de suite et parfait : on se rend bien compte qu’ils confondent idéal et « paradisme ».

Le paradisme est alors le mythe du jardin d’Éden revenu à la vie, ou bien un flirt psychédélique – chacun voudrait rêver l’alternative sans ses ombres.

L’alternative devrait être inhumaine, c’est à dire parfaite ou angélique et finalement hors du quotidien et du réel si possible.

Sortons de nos croyances, les bonnes personnes sont certainement là, à rêver que quelqu’un se montre et aie l’audace de démarrer quelque chose…

C’est pourquoi, que l’on soit à Auroville, en Inde, avec 3000 « alternatifs », ou bien dans un quelconque Écovillage : le problème reste le même.

La masse critique de personnes semble la même que l’on soit aux États-Unis, en Allemagne ou bien en France.

On retrouve un noyau dur de personnes qui s’investissent dans le changement sociétal et écologique, celles qui tournent autour et celles qui font de la sape, ne croient pas au projet, le refusent.

Il serait donc facile de penser en tant que leader ou initiateur de projet alternatif écologique de se dire qu’il est plus facile ici ou là de monter un collectif, de démarrer un Écovillage ou un potager partagé, mais il n’en est rien. Les mêmes forces sont à l’œuvre.

Le modèle d’Atkisson de l’Amibe du changement dévoile une constellation fixe, une formation sociale intéressante pour penser un projet collectif (tout projet est collectif, quel que soit le lieu, ou la manière de le faire – car nous devons faire avec l’autre quoi qu’il en soit).

Ainsi, on dénote un certain « ordre » naturel des sociétés et des réactions face au changement.

Voici l’excellent site de Carl Boileau sur un jeu de rôle imaginé pour illustrer la théorie de l’amibe du changement.

Si donc parler d’utopie c’est dangereux, c’est surtout parce que cela vient toucher au système de croyances de celui qui la reçoit : « cela n’est pas possible parce que… », « vous avez tort parce que cela… » – vous connaissez la fameuse expression de Coluche « C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison ! » – peu sont ceux qui se débranchent de la matrice des conventions sociales.

Poursuivez votre rêve : « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent, et puis vous gagnez ». Phrase attribuée à Gandhi par erreur puisqu’elle est du syndicaliste américain Nicholas Klein, mais peu importe, elle illustre le combat des agents du changement.

Meilleurs vœux 2018.

Amibe du changement sociétal

 

Une belle vidéo (en anglais) sur les applications du développement soutenable.

Écrit à Magny d’Anigon

Givre : se relever après la chute

Forêt d’Eberswalde, proche de Berlin

Tellement de recherches, d’espoirs déchus

Parfois il est tentant d’abandonner devant les réponses imprécises

Et l’investissement dans un projet

Mais… le refus répété d’une condition est aussi un gage de réussite

Une persistance dans la résistance au conformisme et au trou de souris

Dans lequel, les dits conformistes voudraient bien nous voir fourrés.

Persister, insister, s’appliquer à recommencer incessamment, jusqu’à ce que le Monde comprenne

Que l’on est déterminé à exister

Et que l’on sait ce qu’on veut.

Flocons de neige (images Hélène Règner)

Entrelacées les flocons,
Les pensées sont en veille.

Notre recherche d’une Maison,
Quête inassouvie sans sommeil.

Pantoufles de neige
Nature beige
Prêts toujours, pour un nouveau départ.

Encore.

Exilés de la normalité
En quête d’une île.

Intelligence
Partage
Amour

  • Poème écrit le 4 Novembre 2017, magny d’Anigon

Champ d’une AMAP, dans le Val-de-Marne

 

Une Cabane dans la Forêt

Reinold Gober

Le 7 et 10 Novembre dernier, l’Association Méditation Naturelle a organisé une rencontre des Écovillages et de la permaculture, à Paris au Forum104 et en Ariège à Foix.

Le but de ces événements était de réunir non des idéalistes et des rêveurs pour bâtir un futur utopique, mais des pragmatiques, des personnes prêtes à se regarder de l’intérieur avant de blâmer et de poser la faute sur autrui.

En effet, l’un des slogans du G.E.N. (Global Ecovillage Network, Réseau International des écovillages) est issu de la fameuse phrase de Gandhi : « soyez le changement que vous voulez voir dans le Monde ».

Après un périple de 3 ans au sein d’une trentaine d’écovillages, des formations multiples en développement personnel et différentes méditations, ainsi qu’une formation longue à la médiation relationnelle et un passif en agriculture biologique, c’est tout naturellement que j’ai créé l’association Méditation Naturelle pour porter le projet ambitieux de changer le monde en se changeant soi.
Le public est venu nombreux, prendre des informations sur les réseaux existants, et avoir des points de repères sur la manière de développer un Écovillage, une Écocommunauté.
Ce qui m’a poussé et me pousse toujours à divulguer des informations dans ce domaine si riche et complexe soit-il, c’est le syndrome de « la Cabane dans la forêt ».

Je m’explique.

Lorsque j’étais plus jeune, je rêvais d’un lieu où je serai en paix et où je pourrai faire ce qui me plaît en permanence. Mais j’étais dépressif, mal dans ma peau et j’avais tendance à me le cacher avec des rêves idéalisés de vie sauvage. C’est ce que j’appelle le syndrome de la cabane dans la forêt.

Rêver d’une vie idéalisée sans rien faire pour l’atteindre, ou au prix de luttes sans merci avec soi-même ou les autres, c’est un calvaire constant, une punition sans fin.
Lorsque je fis face à ce malaise, il ne me fut plus possible de faire demi-tour : il me fallut avancer sur la voie du développement de Soi.

Gabriel : – Aujourd’hui, dans nos pays « sur-développés » matériellement il est tragique de constater l’inanité des vies humaines consacrées à brasser de l’air, à faire des travaux inutiles, tout en attendant une inéluctable « relâche ».

Isis : – L’Être européen est en rupture de ban. Sa séparation avec la Nature a enclenché chez lui, une profonde difficulté, à être. Dans sa course au matériel, l’avoir étant devenu sa substance, il a perdu tout contact avec ce qui fait son existence au quotidien ; son environnement, sa Nature – Matrice et Mère non seulement de son Être Essentiel mais également de tous les vivants : le sol, le sous-sol, l’eau, l’air, la terre, les animaux, les arbres, les planètes, l’univers, le Cosmos. Il a perdu contact avec ses différentes couches d’humus qui sont : physiques, émotionnelles, psychiques, spirituelles. Étant « hors de lui », il est aveugle et sourd à son existence, à sa mission, à sa vocation, incapable de jouir de la Vie et de toutes les opportunités qu’elle lui offre.

Gabriel : – L’être humain est privé de Vie s’il ne trouve pas sa mission, sa vocation dans celle-ci. Pire, sans cette ressource, sans ce savoir il est incapable de se guérir ou même de chercher à se guérir. Il est comme prisonnier de lui-même, impuissant.

Pourtant, les peuples racines, aborigènes d’Australie, d’Amazonie ainsi que de nombreuses cultures demandent à leurs jeunes d’aller dans la Nature à la recherche de réponses profondes à la question de leur existence sur Terre.

Isis : – Les peuples racines qu’ils soient d’Amériques, d’Asie ou encore d’Afrique ont pour démarche initiatique d’immerger leurs jeunes au cœur de la Nature, au sein des Forêts qui sont pour eux sacrées. Une immersion nécessaire à leur évolution et qui leur permettra de trouver les réponses à leur quête existentielle.

Gabriel : – Force est de constater que sans ce savoir, les occidentaux que nous sommes resteront des adolescents glacés, ayant même oubliés leurs questionnements intimes.

Isis : – Grâce à ce genre d’événements, dans une démarche participative, d’échanges, Méditation Naturelle œuvre à reconnecter l’Être à sa Nature Profonde.

S’accorder « un temps », en toute honnêteté, pour aller à la découverte d’alternatives possibles . et pour un voyage d’exploration intérieure.

Gabriel : – Ici on ne leur vent pas du « paradisme », un monde édulcoré où ils vont pouvoir enterrer leur tristesse mais un monde où l’on étudie les alternatives et ou l’on regarde en Soi.

La Permaculture Holistique et les Écovillages sont là pour ça.

Atelier conférence au Forum104, Paris, le 7 Novembre 2017

L’écovillage invisible : le sentiment d’être à la Maison

Ivry-sur-Seine

Et si, dispersés ça et là, au sein d’un univers hétéroclite, cosmopolite, vivaient des gens de différentes nationalités, guérisseurs, masseurs, artistes, travailleurs, artisans en tous genres, s’entre-tissant dans un mélange de neuf, de moderne et de vieux, d’ancien ?

C’est un peu ce que j’ai vécu lors de mon court passage à Ivry Sur-Seine.

Souvent, cette question m’a hanté, qu’est-ce qui fait que je me sens « à la Maison » ?

C’est certes un peu moi, un peu les autres et un peu le lieu qui donne ce sentiment.

J’admire au passage l’incroyable diversité, les ouvertures, les moments de gratuité, de partage, de ce maillage complexe qu’est la banlieue.

Et je sens pour une fois cette véritable mixité – passée à toutes les sauces un peu partout dans les médias – en vrai, en chair, sous mes yeux et non sous la forme d’un imaginaire fantasmé, politisé, hypocrite ou de bon aloi.

Tant d’invitations au partage de culture, de poésie vivante au détour d’une rue, de gratuité spontanée.

Souvenirs également, « entendu dire », du passage rapide de la Caravane de Permaculture, favorisé d’une façon fluide, décontractée, grâce au contact d’une amie.

Surprenante architecture

Écrit à Strasbourg