Nouvelle année, vœux de progrès et prospérité

L’évolution de la vie, concourant à toujours plus de diversité, de complexité et d’expansion.

  • écriteau dans la forêt de Pitchandikulam
 En cette nouvelle année, et si nous pouvions nous inspirer des vœux de la Mère, Mira Alfassa, fondatrice d’Auroville et aspirer à un progrès de la conscience humaine, nous y gagnerions en détermination.

« Surtout être confiant. La grosse difficulté dans la Matière, c’est que la conscience matérielle (c’est à dire le mental dans la Matière) s’est formée sous la pression des difficultés – des difficultés, des obstacles, des souffrances, des luttes. Elle a été pour ainsi dire élaborée par ces choses, et cela lui a donné une empreinte, presque de pessimisme et de défaitisme, qui est certainement le plus grand obstacle.
C’est cela dont je suis consciente dans mon propre travail. La conscience la plus matérielle, le mental le plus matériel est habitué à agir, à faire effort, à avancer à coup de fouet; autrement c’est l’inertie*. Et alors, dans la mesure où il imagine, il imagine toujours la difficulté – toujours l’obstacle ou toujours l’opposition, et cela ralenti le mouvement terriblement. Il lui faut des expériences très concrètes très tangibles et très répétées, pour le convaincre que derrière toutes ses difficultés il y a une Grâce, que derrière tous ses insuccès, il y a la Victoire, que derrière toutes ses douleurs, ses souffrances, ses contradictions, il y a l’Ânanda. De tous les efforts, c’est celui qu’il faut répéter le plus souvent : on est tout le temps obligé d’arrêter ou d’écarter, de convertir un pessimisme, un doute ou une imagination tout à fait défaitiste. » – Mirra Alfassa, dite « la Mère », fondatrice d’Auroville.

* »tamas » dans le texte.

Je rêve d’une union des réseaux écologiques français.

Une union qui ne serait pas définitive mais qui donnerait naissance à un accord, une vision commune, une constitution. Et de cette vision irait bien au loin des territoires, est-il besoin de rappeler que le français est bien loin d’être le langage national, et ce de manière officieuse mais bien réelle, en atteste la prégnance des langues locales, régionales.

Vers un renouveau écologique, une attitude qu’il faut inlassablement répéter, jusqu’à ce qu’enfin, il se manifeste dans la matière !

Les 12 pétales du Matrimandir représentant les 12 qualités essentielles

Écrit à Paris.

un Art de Vivre

Le Mont-Blanc dans les nuages, sur la route pour aller à Damanhur…

Une âme d’artiste

Il est difficile de traverser cette inertie civilisationnelle pour enfin avoir accès à quelque chose de nouveau.

Parfois je me demande quels risques prendre pour dépasser le mur économique de la rentabilité qui gouverne tout, fait office de religion avec ses adeptes fanatiques.
Il y a une inertie qui a tendance à tout tirer vers le bas, projets, rêves, idées par différentes formes de soumissions: pensée unique et servitude volontaire.
Et pourtant il faut tenir bon, car il en va de la vie.

Nos projets sont beaux et personne ne pourra les faire à notre place.

Puissions-nous redoubler de force et de courage, n’oublions pas qui nous sommes et le rôle important que nous jouons dans la transformation de cette société !

la sagesse qu’imprime l’élevage de moutons, au cœur de la Drôme

le mysticisme d’une descente de montagne accompagné d’un troupeau

me fait réfléchir sur un devenir communautaire

une nouvelle société permettant de nous soutenir les uns les autres
dans ce désert moderne de scepticisme et de nihilisme
Un ensemble de communautés créant un nouveau visage,
et un pays sans frontières s’érigerait à la place du néant du nombre,
des milliers de sociétés, toutes différentes, singulières
un peu comme les terroirs : chacun avec son identité propre
un peu comme des miroirs: chacun avec son autonomie et sa puissance de vie
du global vers le local

Quelle impatience de faire

de prendre racine quelque part

avec plusieurs âmes bienveillantes et consciencieuses

Descente des moutons à la bergerie

Quelques films qui m’aident à tenir lorsque je rentre dans ce mur du déni qui constitue une part de la civilisation occidentale

Thrive

un film mythique, qui brise un grand nombre de tabous et éclaire d’une nouvelle lumière des faits surnaturels ou encore comment est géré l’argent dans le monde
VO https://www.youtube.com/watch?v=lEV5AFFcZ-s
Deux autres films en angais:
Sur les possibilités du travail de la conscience: transformations de vie
sur la conscience et la respiration (prana yama, sun gazing, + autres) :

sur la naissance en conscience : pour détruire définitivement ce dogme dépassé que pour vivre sur Terre il faut souffrir et sortir de l’idéologie sado-mazochiste
Non la souffrance n’est pas nécessaire, par contre la conscience l’est !

http://birthasweknowit.com/

et enfin, un film docu-fiction ethnologique sur la rencontre entre le monde européen rationnel scientifique et le monde amazonien intuitif chamanique, un délice de profondeur, de réflexion et d’humanité !
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=236295.html

Être au service de la vie

 

Les jardins d’Éféa, dans l’Oise au Lieu restauré.

Quoi de plus beau que de servir une cause?

Quoi de plus sensé que de s’inscrire dans une telle dynamique.

Plus généralement, de quoi est faite notre vie? De services. Nous rendons service à un système, des principes, une éthique, qu’elle soit vraie ou fausse.

Il n’appartient qu’à nous de nous mentir ou d’être honnête.

Qu’est-ce que l’Ego? Rien de plus qu’un système, une historicité, une mémoire corps-psychisme dont nous choisissons – par dépit, facilité, évitement, faiblesse, pusillanimité – ses sillons bien tracés.

Nous pouvons, si nous devenons des historiens honnêtes (en référence à son historicité intérieure) revenir sur ces traces, ces sillons et en sortir grâce au discernement, l’analyse, l’introspection, la méditation et la pensée incarnée.

Alors vient la question: sommes-nous au service de l’Ego (et donc de l’historicité de notre cadre de vie: la ville, le monde moderne psychotique et destructeur, la société du spectacle) ou sommes-nous au service de la vie?

Je suppose que si l’on se posait la question de manière vécue et vivante vous quitteriez immédiatement la ville.

Et l’économie dans tout ça? Que faire de cette religion qui a colonisé jusqu’aux racines de notre pensée? Je la nommerais plutôt « Egonomie »: êtes-vous impliquée en elle? Ou bien fait-elle loi? Êtes vous à son service ou bien au service de la vie?

Gratitude. Gabriel Lechemin