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Nouvelle Déclaration des Droits Universels

Quand l’inspiration vient de la constitution : https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Declaration-des-Droits-de-l-Homme-et-du-Citoyen-de-1789

Je suis sûr que nous venons d’un autre pays, alors nous avons décidé de réécrire notre constitution.

1) Toute entité, qu’elle soit minérale, végétale, animale, humaine et / ou invisible a les mêmes droits que les autres. Dès lors, la démocratie s’applique à toutes les parties du monde : la Nature, la société, les êtres humains, autant que les chats et les papillons ainsi que les elfes, les fées et tout être susceptible d’exister bien que je ne les connaisse pas tous, et du moment que je ne prétends pas à connaître l’absolue vérité sur tout. Les distinctions d’espèces ne peuvent être fondées que sur l’expression de chacune d’elles et leur rôle dans l’écosystème.

2) La régénération des droits de chaque entité est un rôle clé de l’objectif Gaïa. À chaque agora les membres de chaque groupe d’entités doivent être présents.

3) Le principe de souveraineté n’émane que de chaque entité, et c’est parce que nous sommes tous unis par le principe d’unité que nous veillons à cela.

4) Toute loi peut être revue et corrigée par tout membre de la société, lors d’agoras démocratiques.

5) Il est primordial de reconnaître ce qui nuit à la planète dans son ensemble. Tout acte égoïste, nuisible à l’ensemble des entités ou juste à une catégorie – l’expression d’un seul étant l’expression de l’ensemble – sera mis comme sujet principal du forum émotionnel et des cercles restauratifs avec les parties prenantes du conflit ou du préjudice en jeu.

6) Les lois se font et se défont lors d’agoras démocratiques. Elles sont là pour maintenir la vision globale de la société, ainsi que l’harmonie, l’unité en son sein. Les cercles restauratifs et les forums émotionnels seront là pour pallier les aspects manquants, et ce jusqu’à la prochaine agora démocratique.

7) Il n’y a pas de police ni de prison. Si un conflit vient à se créer ou un préjudice à advenir, il sera mis en objectif d’un forum émotionnel ou d’un cercle restauratif jusqu’à ce que les conditions d’un fonctionnement harmonieux soient de nouveau atteintes par ses membres.

8) Seul le groupe d’accueil pourra décider si oui ou non un membre peut devenir partie prenante de la société. Le groupe d’accueil change régulièrement, c’est un devoir citoyen.

9) Toute entité doit trouver les moyens de s’exprimer, suivant les 8 intelligences connues à ce jour, à savoir : environnementale, kinesthésique, scientifique, mathématique/logique, littéraire, coopérative/médiative, intérieure, artistique.

10) Toute entité ne peut être jugée. Elle doit être confrontée à la cause des causes par un conseil constitué du peuple. Il décidera de la suite des conséquences de son acte : acte symbolique réparateur ou pychomagique, forum émotionnel, cercle restauratif ou autre.

11) Il n’y a pas de politique car c’est le peuple de la Terre, fait d’entités, qui dirige et décide en démocratie globale. Il n’y a pas de religion car c’est ce même peuple qui décide de sa spiritualité et qui trouve les moyens pour que tous restent connectés les uns aux autres. Les rituels, les actes magiques/symboliques et toute acte allant dans ce sens seront réalisés avec le consentement de tous.

12) Les présents articles ne pourront être révisés par quelque entité ou groupe sous l’emprise de la peur ou de toute autre émotion – suscitant par la suite une prise de pouvoir – c’est par la liberté de tous que les règles ou les lois sont faites, et rien d’autre.

13) Il n’y a pas d’entretien de forces de défense publique. La défense n’intervient que s’il n’y a pu avoir de prévention. Nous y pallions en créant une culture axée sur la prévention, la restauration et la régénération.

14) Je déclare la déclaration des droits universels de l’humain obsolète car sexiste, spéciste, réductrice de toutes les réalités existantes et fondée sur une idéologie punitive, autoritaire et créée par des êtres aux psychismes perturbés par des émotions non accomplies. Leur dictature est l’ancien monde, nous créons le nouveau.

15) L’administration n’a plus lieu d’être, elle est garantie par les citoyens du nouveau monde. Des groupes spécialisés et tournants seront créés pour y pallier et éviter tout phénomène d’isolement dans la fonction ou habitudes empêchant le fonctionnement harmonieux des structures.

16) Le système actuel ne garantissant plus les droits des citoyens – par systémisme logique, les pouvoirs de défense des citoyens sont rendus inopérants par les lobbys et l’oligarchie en place – sa constitution est nulle et n’existe plus (ce qui est stipulé dans l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

17) L’abolition de la propriété est déclarée d’importance terrestre. L’universalité des biens communs étant prioritaire aux biens d’un seul : toute propriété est rendue nulle.

Signez avec votre cœur.

Parlez-en aux lutins, aux sapins, aux lapins et à tout être imaginaire, invisible et doué de conscience.

Gabriel, Camille, Éole, l’Univers.

avec l’association Méditation Naturelle
Si vous voulez d’autres efforts de reprise de pouvoir par le peuples renseignez-vous auprès du travail d’Étienne Chouard.
Une déclaration internationale des droits de la Terre Mère est en cours : http://www.rightsofmotherearth.com/droits-de-la-terre-m%C3%A8re
Ainsi qu’une Alliance des gardiens de la Terre :
Encore quelques signatures pour faire passer les droits de Terre Mère auprès des Nations Unies : https://www.thepetitionsite.com/fr-fr/1/yes-to-rights-of-nature/

De l’Agriculteur au Permaculteur

Nous avons voulu trop savoir alors nous avons oublié…

S’il est une réalité dont il faut parler, c’est bien du déni de notre civilisation vis-à-vis de sa matrice la Terre. Les agriculteurs en sont un exemple flagrant. Leur réalité est dure : souvent très mal payés pour un travail sans relâche.

C’est bien pour ça que j’ai quitté la profession pour devenir Permaculteur.
Et j’ai décidé, malgré 4 jardins quittés en cours, de continuer dans cette voie.

Agriculteur de l’éphémère, surfant sur la prochaine vague de terre qui me serait proposée.

Quittant, au fil des incohérences administratives, des volontés de possession et d’une économie asservie au rendement mes chères créations.
Semant, partout où j’allais, aubergines, tomates, haricots et surprises devant l’ouvrage réalisé, j’ai décidé de ne prendre aucune ornière, pour être libre de tout jugement.
Plus que tout je ne désire ni être trié, classé, scruté, observé, catalogué…
Ce qui fait de moi une espèce changeante, parfois dérangeante et souvent bouleversante.

J’ai décidé de ne plus attendre le prochain jardin.
Mon prochain jardin sera devant moi, dans l’instant présent.
Il est comme un rêve qui doucement se réalise.

Ne marchez pas si vite, si fort, la Vie est douce si l’on sait écouter ses rêves sans rêvasser. Si l’on sait créer sans attendre de bénéfice. Si l’on sait redevenir innocent et simple.

C’est notre travail de chacun, avant de se dire ceci ou cela.

Nous avons oublié :

L’ivresse du jeu.
La tendresse des amis.
Le bleu du ciel, allongé dans l’herbe.
Le creux d’une après midi quand tout le monde dort.

L’insouciance de la poésie des relations quant il n’y a pas de pression.
La vertu de l’errance, des divagations, des digressions.

Dès lors nous sommes comme asservies par elles, ces dernières copulent dans la sévérité ambiante, pour devenir une maladie anti-sociale adultère.

Il est temps.

Redevenons des enfants.

Ce que n’est pas un Écovillage…

Enseignement artistique dans la Nature à Taméra

Un Écovillage n’est pas…

un lieu où l’on vit chacun chez soi, un peu comme dans le monde conventionnel mais avec un label « bio… »

un lieu où l’on vit à l’abri des conflits et des émotions

un lieu où l’on va pouvoir ne plus avoir de contact avec le monde extérieur…

… car il ne s’agit pas de fuir la Vie, mais bien de la retrouver

Un Écovillage c’est :

un lieu où l’on va pouvoir se ressourcer

un lieu où l’on invente de nouvelles façons de faire avec le monde libéral dans lequel on est

un espace des possibles, mais pas un espace de tous les possibles

un lieu pour vivre au cœur du monde, au cœur de la Vie

…et où l’on va chercher des solutions, car ce qui se résout au sein d’un groupe dont les relations sont fortes est souvent résolut pour une plus grande population

Tout comme la loi de l’attraction le stipule, ce que l’on change en soi, nous le changeons pour les autres.

Belle année 2018 !

Tamera Heling Biotope, Portugal

Écrit dans le Jura, à Asnans-Beauvoisin

Une Cabane dans la Forêt

Reinold Gober

Le 7 et 10 Novembre dernier, l’Association Méditation Naturelle a organisé une rencontre des Écovillages et de la permaculture, à Paris au Forum104 et en Ariège à Foix.

Le but de ces événements était de réunir non des idéalistes et des rêveurs pour bâtir un futur utopique, mais des pragmatiques, des personnes prêtes à se regarder de l’intérieur avant de blâmer et de poser la faute sur autrui.

En effet, l’un des slogans du G.E.N. (Global Ecovillage Network, Réseau International des écovillages) est issu de la fameuse phrase de Gandhi : « soyez le changement que vous voulez voir dans le Monde ».

Après un périple de 3 ans au sein d’une trentaine d’écovillages, des formations multiples en développement personnel et différentes méditations, ainsi qu’une formation longue à la médiation relationnelle et un passif en agriculture biologique, c’est tout naturellement que j’ai créé l’association Méditation Naturelle pour porter le projet ambitieux de changer le monde en se changeant soi.
Le public est venu nombreux, prendre des informations sur les réseaux existants, et avoir des points de repères sur la manière de développer un Écovillage, une Écocommunauté.
Ce qui m’a poussé et me pousse toujours à divulguer des informations dans ce domaine si riche et complexe soit-il, c’est le syndrome de « la Cabane dans la forêt ».

Je m’explique.

Lorsque j’étais plus jeune, je rêvais d’un lieu où je serai en paix et où je pourrai faire ce qui me plaît en permanence. Mais j’étais dépressif, mal dans ma peau et j’avais tendance à me le cacher avec des rêves idéalisés de vie sauvage. C’est ce que j’appelle le syndrome de la cabane dans la forêt.

Rêver d’une vie idéalisée sans rien faire pour l’atteindre, ou au prix de luttes sans merci avec soi-même ou les autres, c’est un calvaire constant, une punition sans fin.
Lorsque je fis face à ce malaise, il ne me fut plus possible de faire demi-tour : il me fallut avancer sur la voie du développement de Soi.

Gabriel : – Aujourd’hui, dans nos pays « sur-développés » matériellement il est tragique de constater l’inanité des vies humaines consacrées à brasser de l’air, à faire des travaux inutiles, tout en attendant une inéluctable « relâche ».

Isis : – L’Être européen est en rupture de ban. Sa séparation avec la Nature a enclenché chez lui, une profonde difficulté, à être. Dans sa course au matériel, l’avoir étant devenu sa substance, il a perdu tout contact avec ce qui fait son existence au quotidien ; son environnement, sa Nature – Matrice et Mère non seulement de son Être Essentiel mais également de tous les vivants : le sol, le sous-sol, l’eau, l’air, la terre, les animaux, les arbres, les planètes, l’univers, le Cosmos. Il a perdu contact avec ses différentes couches d’humus qui sont : physiques, émotionnelles, psychiques, spirituelles. Étant « hors de lui », il est aveugle et sourd à son existence, à sa mission, à sa vocation, incapable de jouir de la Vie et de toutes les opportunités qu’elle lui offre.

Gabriel : – L’être humain est privé de Vie s’il ne trouve pas sa mission, sa vocation dans celle-ci. Pire, sans cette ressource, sans ce savoir il est incapable de se guérir ou même de chercher à se guérir. Il est comme prisonnier de lui-même, impuissant.

Pourtant, les peuples racines, aborigènes d’Australie, d’Amazonie ainsi que de nombreuses cultures demandent à leurs jeunes d’aller dans la Nature à la recherche de réponses profondes à la question de leur existence sur Terre.

Isis : – Les peuples racines qu’ils soient d’Amériques, d’Asie ou encore d’Afrique ont pour démarche initiatique d’immerger leurs jeunes au cœur de la Nature, au sein des Forêts qui sont pour eux sacrées. Une immersion nécessaire à leur évolution et qui leur permettra de trouver les réponses à leur quête existentielle.

Gabriel : – Force est de constater que sans ce savoir, les occidentaux que nous sommes resteront des adolescents glacés, ayant même oubliés leurs questionnements intimes.

Isis : – Grâce à ce genre d’événements, dans une démarche participative, d’échanges, Méditation Naturelle œuvre à reconnecter l’Être à sa Nature Profonde.

S’accorder « un temps », en toute honnêteté, pour aller à la découverte d’alternatives possibles . et pour un voyage d’exploration intérieure.

Gabriel : – Ici on ne leur vent pas du « paradisme », un monde édulcoré où ils vont pouvoir enterrer leur tristesse mais un monde où l’on étudie les alternatives et ou l’on regarde en Soi.

La Permaculture Holistique et les Écovillages sont là pour ça.

Atelier conférence au Forum104, Paris, le 7 Novembre 2017

De la Permaculture aux Écovillages

Image prise lors du Forum Ouvert qui a suivit la conférence, 160 personnes sont venues au total ! Une réussite !!

Un grand merci pour votre présence lors de ce jour inoubliable ! Nous espérons pouvoir faire des événements de la même ampleur l’année prochaine et multiplier les dynamiques le plus possible. Merci à Ben pour sa prestation.
Pourquoi pas imaginer un événement par an à Paris (conférence et Forum) et une conférence et un forum dans une région de province chaque année…
Tous les messages de remerciements sont bien plus que ceux qui ont volé les livres de permaculture sur le présentoir ou encore ceux qui ont dénigré sans regarder les efforts colossaux développés pour engendrer un tel événement…
Gratitude, simplicité, rêve…
Puisse vos projets se développer !!

 Écrit à Paris

Auroville

Le « Matrimandir », l’oratoire de la Mère, construction sacrée représentant la conscience divine s’incarnant sur Terre.

Pas d’idées profondes sans forêt. Pas d’écologie sans beauté authentique.

Elles sont la racine de la culture.

Tout au moins, pas de paix sans la présence de cette beauté originelle qui nous relie au vivant.

Sans ce sentiment d’urgence de recréer de la beauté, qu’elle soit forêt ou bien temple, il n’y a pas d’écologie possible.

La « lutte écologique » n’ est donc pas la préservation de valeurs et d’éthiques mais bien la collaboration à un monde reconnecté.

En dépassant cette écologie de surface on touche un espace infini de valeurs et d’éthiques liés ensemble par un sentiment d’appartenance et d’expansion de conscience.

Il n’est plus, dès lors, question d’un « désir d’écologie » mais bien d’une puissance, d’une énergie enracinant l’esprit dans la matière.

Il n’est pas de travail efficace de l’esprit, il n’est pas d’enracinement mental efficient sans un travail profond de la matière : le corps, le temple de notre incarnation. Nos activités physiques ne sont donc pas liées à une trivialité ou réduits à des besoins primaires mais bien liés à des moments de transformation uniques.

La forêt ethnobotanique de Pitchandikulam, dans la ceinture verte d’Auroville, avec sa pépinière de plants.

Écrit à Pitchandikulam Forest

Qu’est-ce qu’une communauté ?

La Ferme de l’Olive, projet collectif démarré dans les Alpes-Maritimes il y a 4 ans…

C’est un ensemble de personnes qui se réunissent pour partager leurs rêves et leurs aspirations tout en s’entraidant, se supportant les uns les autres à trouver leur place dans le monde.

À la différence du collectif, une communauté commence dans le domaine de l’intimité et de la proximité entre les personnes. Tout est discuté, tout est objet de dialogue, c’est du moins ce qu’il en est si l’objet de la communauté s’occupe des relations interpersonnelles. Si moins d’intimité est sollicitée alors le plus gros du travail d’une communauté consistera au travail collectif d’une vision commune – ou « religion vivante » (religion, étymologiquement du latin religare, relier).

Lors du démarrage de tout projet collectif, associatif, il est important de penser cet aspect « communauté » – au sens de communion, de réunion, d’interdépendance, de « reliance » – tout en sachant qu’une communauté n’est pas forcément communautaire.

Elle le devient si et seulement si, une confusion a lieu entre l’aspect collectif et l’aspect communautaire, d’où l’importance de traiter ce sujet avec délicatesse et discernement.

L’odeur de la terre, des plantes, la vie en immersion dans la nature 1 an durant, m’auront donné ce goût de construire quelque chose ensemble, pour construire ce rêve d’un monde plus harmonieux, régulé, vivant.

C’est désormais pourquoi je souhaite créer une communauté vivante de personnes soudées au sein d’une nature puissante.

La vue depuis le chemin serpentant sur les crêtes de la vallée de l’Estéron…