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Un arbre magnifique

Promenade au clair de Lune.

 

 

Silhouette –
mon coeur endormi
peinait à respirer.

J’ai senti cependant
la brise marine
qui m’a élevée.

J’ai renoué mes chaussures
– défaites de peur de marcher –
et j’ai vagabondé, dehors.

Dehors, j’ai vu des hirondelles,
des paons, des renards,
et même un écureuil.

J’ai observé la lune
qui tenait compagnie
au soleil couchant.

Le vent sur mes paupières
était un appel
au mouvement.

De mon coeur est
soudain né comme déjà enraciné
un arbre magnifique.

J’ai serré très doucement,
pour ne pas l’abîmer,
cet être végétal

– que j’avais enfanté.

Une Cabane dans la Forêt

Reinold Gober

Le 7 et 10 Novembre dernier, l’Association Méditation Naturelle a organisé une rencontre des Écovillages et de la permaculture, à Paris au Forum104 et en Ariège à Foix.

Le but de ces événements était de réunir non des idéalistes et des rêveurs pour bâtir un futur utopique, mais des pragmatiques, des personnes prêtes à se regarder de l’intérieur avant de blâmer et de poser la faute sur autrui.

En effet, l’un des slogans du G.E.N. (Global Ecovillage Network, Réseau International des écovillages) est issu de la fameuse phrase de Gandhi : « soyez le changement que vous voulez voir dans le Monde ».

Après un périple de 3 ans au sein d’une trentaine d’écovillages, des formations multiples en développement personnel et différentes méditations, ainsi qu’une formation longue à la médiation relationnelle et un passif en agriculture biologique, c’est tout naturellement que j’ai créé l’association Méditation Naturelle pour porter le projet ambitieux de changer le monde en se changeant soi.
Le public est venu nombreux, prendre des informations sur les réseaux existants, et avoir des points de repères sur la manière de développer un Écovillage, une Écocommunauté.
Ce qui m’a poussé et me pousse toujours à divulguer des informations dans ce domaine si riche et complexe soit-il, c’est le syndrome de « la Cabane dans la forêt ».

Je m’explique.

Lorsque j’étais plus jeune, je rêvais d’un lieu où je serai en paix et où je pourrai faire ce qui me plaît en permanence. Mais j’étais dépressif, mal dans ma peau et j’avais tendance à me le cacher avec des rêves idéalisés de vie sauvage. C’est ce que j’appelle le syndrome de la cabane dans la forêt.

Rêver d’une vie idéalisée sans rien faire pour l’atteindre, ou au prix de luttes sans merci avec soi-même ou les autres, c’est un calvaire constant, une punition sans fin.
Lorsque je fis face à ce malaise, il ne me fut plus possible de faire demi-tour : il me fallut avancer sur la voie du développement de Soi.

Gabriel : – Aujourd’hui, dans nos pays « sur-développés » matériellement il est tragique de constater l’inanité des vies humaines consacrées à brasser de l’air, à faire des travaux inutiles, tout en attendant une inéluctable « relâche ».

Isis : – L’Être européen est en rupture de ban. Sa séparation avec la Nature a enclenché chez lui, une profonde difficulté, à être. Dans sa course au matériel, l’avoir étant devenu sa substance, il a perdu tout contact avec ce qui fait son existence au quotidien ; son environnement, sa Nature – Matrice et Mère non seulement de son Être Essentiel mais également de tous les vivants : le sol, le sous-sol, l’eau, l’air, la terre, les animaux, les arbres, les planètes, l’univers, le Cosmos. Il a perdu contact avec ses différentes couches d’humus qui sont : physiques, émotionnelles, psychiques, spirituelles. Étant « hors de lui », il est aveugle et sourd à son existence, à sa mission, à sa vocation, incapable de jouir de la Vie et de toutes les opportunités qu’elle lui offre.

Gabriel : – L’être humain est privé de Vie s’il ne trouve pas sa mission, sa vocation dans celle-ci. Pire, sans cette ressource, sans ce savoir il est incapable de se guérir ou même de chercher à se guérir. Il est comme prisonnier de lui-même, impuissant.

Pourtant, les peuples racines, aborigènes d’Australie, d’Amazonie ainsi que de nombreuses cultures demandent à leurs jeunes d’aller dans la Nature à la recherche de réponses profondes à la question de leur existence sur Terre.

Isis : – Les peuples racines qu’ils soient d’Amériques, d’Asie ou encore d’Afrique ont pour démarche initiatique d’immerger leurs jeunes au cœur de la Nature, au sein des Forêts qui sont pour eux sacrées. Une immersion nécessaire à leur évolution et qui leur permettra de trouver les réponses à leur quête existentielle.

Gabriel : – Force est de constater que sans ce savoir, les occidentaux que nous sommes resteront des adolescents glacés, ayant même oubliés leurs questionnements intimes.

Isis : – Grâce à ce genre d’événements, dans une démarche participative, d’échanges, Méditation Naturelle œuvre à reconnecter l’Être à sa Nature Profonde.

S’accorder « un temps », en toute honnêteté, pour aller à la découverte d’alternatives possibles . et pour un voyage d’exploration intérieure.

Gabriel : – Ici on ne leur vent pas du « paradisme », un monde édulcoré où ils vont pouvoir enterrer leur tristesse mais un monde où l’on étudie les alternatives et ou l’on regarde en Soi.

La Permaculture Holistique et les Écovillages sont là pour ça.

Atelier conférence au Forum104, Paris, le 7 Novembre 2017

Trouver sa place dans le Monde

Les cascades après la pluie

 Après 3 ans de recherches, de développement humain intensif, méditations en tout genre, introspection, identification des schémas…

J’ai finalement trouvé une place qui me correspond, à la fois en pleine Nature et pas à l’écart du Monde.

Val de Consolation est à la fois un lieu de séminaires, de retraites, de stages de développement humain, connexion à la Nature et un espace d’accueil : auberge, restaurant, boutique, boulangerie…

On y croise tout type de personnes, de la plus anodine, venant faire sa balade du dimanche à la plus intrigante, venant se relier aux énergies naturelles très puissantes sur ce lieu.

250 Ha de site dans une vallée, 150 Ha de Nature préservée, un monastère lié à St-François d’Assise, une grotte préhistorique et plusieurs cascades impressionnantes…

Et dire que cet endroit m’est apparût en rêve, vous ne me croiriez certainement pas… ça n’est pas grave.

Je sais ce que j’y trouve !

Le jardin botanique au levé du jour

 Écrit à Paris.

Qu’est-ce qu’une communauté ?

La Ferme de l’Olive, projet collectif démarré dans les Alpes-Maritimes il y a 4 ans…

C’est un ensemble de personnes qui se réunissent pour partager leurs rêves et leurs aspirations tout en s’entraidant, se supportant les uns les autres à trouver leur place dans le monde.

À la différence du collectif, une communauté commence dans le domaine de l’intimité et de la proximité entre les personnes. Tout est discuté, tout est objet de dialogue, c’est du moins ce qu’il en est si l’objet de la communauté s’occupe des relations interpersonnelles. Si moins d’intimité est sollicitée alors le plus gros du travail d’une communauté consistera au travail collectif d’une vision commune – ou « religion vivante » (religion, étymologiquement du latin religare, relier).

Lors du démarrage de tout projet collectif, associatif, il est important de penser cet aspect « communauté » – au sens de communion, de réunion, d’interdépendance, de « reliance » – tout en sachant qu’une communauté n’est pas forcément communautaire.

Elle le devient si et seulement si, une confusion a lieu entre l’aspect collectif et l’aspect communautaire, d’où l’importance de traiter ce sujet avec délicatesse et discernement.

L’odeur de la terre, des plantes, la vie en immersion dans la nature 1 an durant, m’auront donné ce goût de construire quelque chose ensemble, pour construire ce rêve d’un monde plus harmonieux, régulé, vivant.

C’est désormais pourquoi je souhaite créer une communauté vivante de personnes soudées au sein d’une nature puissante.

La vue depuis le chemin serpentant sur les crêtes de la vallée de l’Estéron…